Publicité

Mercredi 13 septembre 2006
Par RESF 72 - Publié dans : Presse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 12 septembre 2006

Appel aux citoyens qui ne veulent pas être complices
de séparation de familles ou d'expulsions d'enfants

 

Dans un communiqué envoyé tard à la presse le vendredi 8 septembre, la préfecture de la Sarthe tire un premier bilan des demandes de régularisation de familles sans papiers ayant des enfants scolarisés. Sur 64 dossiers déposés, 20 adultes seraient régularisés et 44 essuieraient un refus. La préfecture de La Sarthe respecte ainsi scrupuleusement les logiques politiques définies par le ministre de l’Intérieur lors de la réunion des préfets du 24 juillet : 6000 cartes de séjour pour 20 000 dossiers.

 

Le Préfet affirme avoir pris ses décisions après un examen minutieux et un traitement équitable des dossiers.

 

Comment croire une telle affirmation alors que les résultats s'inscrivent totalement (à 1% près) dans la logique des quotas préétablis ? Comment croire à la transparence et à l’équité alors que depuis le 16 août ni les parrains, ni les avocats n’ont pu assister les familles dans les entretiens ? Comment croire au dialogue alors que toutes les demandes de rencontre et démarches entreprises par les porte parole de RESF sont restées sans réponse ? Comment croire au traitement humain des dossiers alors que nombre de familles n’ont toujours pas été informées de la décision préfectorale depuis cette déclaration à la presse vendredi 8 septembre ? « Sommes-nous dans les 20 « élus » ? M. le Préfet imagine-t-il l'angoisse et la souffrance des familles dans l'attente des réponses ?

 

En privilégiant l’annonce médiatique au détriment du dialogue républicain, le Préfet de la Sarthe s’enferme dans la même attitude que celle qui a conduit au mois de juin à l'expulsion de deux enfants de l’école Julien Pesche et leur mère en 24heures.

 

La méthode suivie par le Préfet, l’accélération dans la communication (le dernier entretien avec les familles a ainsi eu lieu le vendredi matin 8) apparaît plus comme une réplique aux mobilisations et à la vigilance des élus, des associations et syndicats et citoyens du réseau éducation sans frontière qui a permis que tous les enfants fassent la rentrée scolaire.

 

Si M. Le Préfet pensait qu’en publiant un communiqué sibyllin, le dossier serait clos, il se trompe. Derrière l’apparente simplicité administrative des chiffres, se cachent de véritables drames humains.

 

Aucun parent, aucun enseignant, aucun citoyen attaché aux valeurs universelles des droits de l'Homme ne pourra accepter que des enfants inscrits et scolarisés dans une école, un collège ou un lycée soient arrachés à leur établissement, expulsés de France et privés du droit à l’école. (article 28 déclaration internationale des droits de l’enfant).

 

Le droit à l’éducation et à l’école constitue un droit fondamental pour tous les enfants.

 

Aucun parent, aucun enseignant, aucun citoyen attaché aux valeurs universelles des droits de l'Homme ne pourra être complice ou accepter que des pères séjournant depuis 7, 14 ou 18 ans pour certains soient arrachés à leur famille. (article 9 et 18 déclaration internationale des droits de l’enfant).

 

Le droit des enfants à vivre avec leurs parents est un autre droit fondamental

 

Aucun parent, aucun enseignant, aucun citoyen attaché aux valeurs universelles des droits de l'Homme ne pourra être complice ou accepter que des mères seules avec leurs enfants soient renvoyées dans des pays qu’elles ont fuis pour leur violence.

 

Le droit de vivre en sécurité pour soi et ses enfants est aussi un droit fondamental.

 

La publication de la circulaire du 13 juin avait suscité un grand espoir chez les familles d’enfants scolarisés sans papiers, même si elles n’en remplissaient pas tous les critères contestables. Toutes ces familles qui ont choisi la France qu'elles considèrent patrie des droits de l’homme pour vivre et qui reportent sur l’école tous leurs espoirs ont pensé en finir avec la peur et la précarité. Mais cet espoir risque de n’avoir été qu’un miroir aux alouettes. Le plus grand nombre va être rejeté dans la clandestinité et la souffrance qui va avec. Il est d’ailleurs notable que dans les premiers refus notifiés, jamais la préfecture ne fait référence à la circulaire du 13 juin et à la présence d’enfants scolarisés.

 

30% vont certes être régularisés mais cette situation reste aussi très précaire puisque dans moins d'un an, ils devront refaire des demandes.

 

Toutes les familles qui ont demandé leur régularisation ne sont ni dangereuses ni délinquantes. Séjournant pour la plupart depuis de nombreuses années sur notre territoire, elles demandent le droit d’y vivre en toute sécurité pour que leurs enfants y grandissent et y (re)construisent leur vie.

 

C’est sur ce droit élémentaire mais essentiel que le collectif des avocats avec les parrains va entreprendre tous les recours possibles. Mais c’est aussi au plus près du terrain dans les quartiers et les établissements scolaires que tous les citoyens doivent se mobiliser et prendre sous leur protection les familles menacées.

 

Parce que nous ne pouvons accepter ni les décisions ni la méthode employée par la préfecture,

le Réseau Education Sans frontière et les parrains

se rassembleront jeudi 14 septembre à 18h devant la préfecture

et demanderont absolument à être reçus avant d’appeler à une

 

Manifestation départementale le samedi 23 septembre à 14h00

Par RESF 72 - Publié dans : resf72
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 6 septembre 2006
Compte-rendu de Ouest-France de la conférence de presse tenue par le Réseau à la Mairie du mans le 5 septembre.

Par RESF 72 - Publié dans : Presse
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 5 septembre 2006
À la date du 4 septembre 2006, sur les 16 familles et 26 enfants parrainés par le Réseau Éducation Sans Frontière Sarthois, 3 ont été régularisées et 3 autres ont vu leur demande rejetée.
Tous les enfants ont fait leur rentrée normalement, souvent accompagnés par leurs parrains.
La situation sera exposée lors d'une conférence de presse qui aura lieu aujourd'hui 5 septembre à la mairie du Mans.
Si une lettre de refus arrive de la Préfecture, il est conseillé aux parrains de prendre contact immédiatement avec le collectif d'avocats qui s'est créé le lundi 28 août.

Me Andrivon : 02 43 20 10 00
Me Boucheron : 02 43 87 53 31
Me Ifrah : 02 43 76 16 00
Me Moutel : 02 43 28 98 40

et de prévenir immédiatement par mail le réseau en alertant son secrétariat tenu par la FCPE  (02 43 28 89 83 - fcpe72@wanadoo.fr ).

Prochaine réunion du réseau :

lundi 11 septembre à 18h à la Maison des Associations


Par RESF 72 - Publié dans : Réunions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 2 septembre 2006
Le Bilan de rentrée aura lieu lors de notre prochaine réunion

Lundi 4 septembre 2006 à 18h30
Maison des Associations

Par RESF 72 - Publié dans : Réunions
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

AGENDA RESF

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus